Vendredi 20 novembre 2009

Les habitants des quartiers Golf Montlouis, mais aussi Célestins et la Bussière se sont mobilisés pour refuser le  projet municipal de fermeture de l’annexe de la bibliothèque Montlouis. L’adjointe au maire en charge de la culture, Madame Pouzergue, leur a proposé une alternative pour le moins surprenante.

 

Tandis que l’annexe de la bibliothèque est actuellement gérée et animée par une équipe de bibliothécaires professionnels, l’adjointe au maire a posé la condition de faire gérer cet équipement par des bénévoles pour le maintenir ouvert. Un seul professionnel resterait affecté à Montlouis et les plages d’ouverture seraient réduites à 8 heures par semaine.

 

Sauf à considérer que le métier de bibliothécaire n’a pas de valeur et n’est pas indispensable pour un service de qualité dans une bibliothèque et malgré le dévouement et la motivation certaine des bénévoles potentiels, la municipalité fait reculer le service apporté aux utilisateurs de la bibliothèque de Montlouis. Chacun connait la profonde crise du bénévolat dans toutes les associations, aussi la condition fixée par la municipalité de maintenir l’annexe Montlouis sous réserve de l’investissement de 15 bénévoles pour assurer par roulement les 8 heures d’ouverture hebdomadaire est-elle ni sérieuse ni acceptable, elle préfigure même la fermeture de la bibliothèque annexe à très court terme.

 

La seule motivation de la municipalité est financière : faire des économies à Montlouis afin de faire face aux dépenses de la nouvelle médiathèque, d’où la fermeture toujours d'actualité d’un lieu de vie et de culture très important pour le quartier qui représente 30% des utilisateurs de la bibliothèque d' Oullins.

 

Le maire a annoncé qu’il entendait élargir à toute la ville le nouveau système qu’il mettra en place à Montlouis. Entend-il lever une armée de bénévoles pour ouvrir une annexe 8 heures par semaine dans chaque quartier ?

 

Après les cantines, le maire s’attaque à un autre service public municipal destiné encore une fois largement aux enfants.

 

La défense du service public s’est traduite en une action efficace qui a permis de porter un coup essentiel à la nouvelle réglementation de la restauration scolaire à Oullins. Nous devons montrer la même ténacité pour sauver la bibliothèque annexe de Montlouis et lui conserver sa qualité actuelle de service.    

 

 

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Mardi 17 novembre 2009
Sondage IPSOS de novembre 2009








En lien d'autres élements sur ce sondage :
 
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Jeudi 12 novembre 2009

Dans le journal 20 minutes, Christine Chaland, adjointe aux affaires scolaires à la ville d'Oullins a dévoilé les réelles intentions de la municipalité cachées derrière le nouveau  règlement des cantines scolaires suspendu par le Conseil d’état. Elle a déclaré : « Le nouveau règlement commençait pourtant à satisfaire de nombreux parents. Il nous permettait de mieux adapter l'accueil et de réduire le nombre d'inscrits, qui augmentait de 2 % chaque année. »

On se demande bien où elle peut trouver une satisfaction des parents alors qu’ils sont à l’origine de l’action en justice contre le nouveau règlement des cantines scolaires et qu’ils viennent de marquer un point essentiel contre celui-ci.

 

Mais, il faut surtout souligner que Madame l’adjointe, peut être sans le vouloir, a mis au grand jour les objectifs de la ville : réduire le nombre d’enfants mangeant à la cantine. Cela était pour elle insupportable car leur nombre  augmentait de 2% par an.

 

Révélateur, non ?

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Vendredi 6 novembre 2009

Souvenez-vous : Lés élus de l’opposition s’étaient insurgés contre la délibération présentée en Conseil municipal de mars dernier chargée de modifier la réglementation de la cantine scolaire. Nos propositions  pour améliorer ce service municipal à la population et non le restreindre avaient été rejetées par la majorité municipale. Suite à l'adoption de cette délibération par la majorité municipale, la FCPE  du Rhône  (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves) avait présenté une requète en référé au tribunal administratif de Lyon, afin qu'il suspende l'application du nouveau règlement, en attendant un jugement sur le fond. Le juge des référés avait rejeté cette demande et la FCPE avait fait appel de cette décision.


Le Conseil d’Etat vient d’annuler la décision du juge des référés: en clair, il suspend la nouvelle réglementation sur les cantines scolaires mise en place par le maire d’Oullins en attendant une décision sur le fond par le tribunal administratif et condamne la ville à payer 1500 euros de dédommagement aux plaignants.

 

Le Conseil d’Etat juge :

 

 « Que la nouvelle réglementation a des conséquences importantes pour l’organisation et le budget des familles de la commune ayant des enfants scolarisés »

 

« Que la délibération attaquée interdit illégalement l’accès au service public de la restauration scolaire à une partie des enfants scolarisés, en retenant au surplus un critère de discrimination sans rapport avec l’objet du service public en cause qui est de nature à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux sur la légalité de cette délibération »

 

Le Conseil d’Etat décide que :

 

«  L’exécution de la délibération du 26 mars 2009 par laquelle la conseil municipal de la commune d’Oullins a modifié le règlement concernant l’accès au service de la restaurations scolaire est suspendue »

 

«  La commune d’Oullins versera à la FCPE et à Madame P...1500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de la justice administrative »

 

 

Nous nous réjouissons de cette sage décision de justice. Nous savions le combat juste que nous avons mené dès le premier jour contre cette modification du règlement excluant l’accès de nombreux enfants de la cantine scolaire à Oullins. Nous, élus d’opposition, avions voté contre cette délibération en Conseil municipal. Aujourd’hui la justice nous donne raison en reprenant les arguments que nous avions soulevés lors du débat.

 

Les parents d’élèves FCPE, avec lesquels nous travaillons sur ce dossier et que nous soutenons, n’ont pas baissé les bras et viennent de marquer un point décisif devant la justice. Pour l’heure, le nouveau règlement des cantines scolaires est suspendu. L’action en justice va se poursuivre dont nous espérons une annulation du dispositif mis en place par la ville.

 

Une nouvelle fois, le maire d’Oullins a voulu passer en force, refusant toute consultation citoyenne, ignorant les arguments des parents d élèves et de l’opposition qui dénonçaient des mesures injustes et condamnables, et proposaient en contrepartie des aménagements pour améliorer le confort et la qualité de cette pause déjeuner à l’école, puisque là se situait le problème d’après le maire. Mal lui en a pris. Réjouissons-nous dans un premier temps du retour de tous nos enfants oullinois à la cantine scolaire.

 

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Mercredi 4 novembre 2009

A travers ce blog, mes écrits et ma réflexion je m’efforce d’avoir une vision et un projet durable pour Oullins, sans pour autant tomber dans la « mode politicienne» de l’environnementale que certains élus enfourchent sans scrupule après des années de bétonnage et de coupables négligences sur ce sujet. Malheureusement pour nous tous, la municipalité de notre ville est parmi cette catégorie politique.

 

L’interview ci-dessous, publiée dans Libération, apporte un éclairage et une approche globale du développement durable de nos villes très intéressante.

 

Bonne lecture et bonne réflexion.


«La ville durable doit être sociale »

 

Pour l'urbaniste Francis Cuillier,  les mutations des métropoles   ne peuvent se borner au seul bilan carbone et à des questions techniques.

 


C'est écologique, la ville ? Oui, ça peut l'être. Mais pas comme on l'imagine. Faire de la «ville durable», ce n'est pas seulement planter des arbres. Dissection par Francis Cuillier, consultant, grand prix de l'urbanisme 2006 et président du Conseil français des urbanistes, d'une notion nouvelle et plutôt mal connue.

 

La ville durable, c'est «la ville à la campagne», comme disait Alphonse Allais ?

 

Non, bien sûr. Mais il faut quand même préciser quelques notions un peu floues. La ville, dans l'histoire, est toujours durable par définition. Le concept de ville soutenable, sustainable comme disent les Canadiens, est quand même plus précis. Prenons un exemple. On dit toujours que les bâtiments doivent être mieux isolés thermiquement. Au Moyen-Âge, quand les bâtiments étaient collés les uns aux autres, ils étaient mieux isolés que les pavillons actuels ! Aujourd'hui, par un abus de langage, tout le monde fait du développement durable. Il n'y a pas un promoteur qui ne fasse pas sa publicité sur la basse consommation, la qualité énergétique, etc. Or, ces aspects techniques constituent une condition nécessaire mais pas suffisante pour faire une ville durable.

 

La consultation internationale sur le Grand Paris demandait à dix équipes d'architectes de dessiner «la métropole de l'après-Kyoto». Les réponses ne se sont pas limitées à des techniques...

 

Non, évidemment. Quand, dans leurs conclusions, certaines équipes proposent de reboiser, ce n'est pas de la technique de bâtiment mais c'est un élément clé de la durabilité. Autre exemple, les transports. Toutes les équipes ont insisté sur leur importance. On sait bien que c'est l'une des plus grosses sources de production de gaz à effet de serre. Or, que se passe-t-il à la Défense ? Le gouvernement veut tripler la taille de cet énorme quartier d'affaires, desservi par des transports collectifs et des voiries déjà saturés. On va attirer encore de l'activité sur un seul point au détriment d'autres pôles de la région parisienne. Et les salariés vont affronter des trajets d'une heure et demie. Ce genre de décision renforce les clivages sociaux.

 

Le social fait partie du développement durable ?

 

Mais bien sûr. L'objectif du développement «post-Kyoto», c'est quand même que l'habitant vive mieux. L'aspect social n'est pas souvent mis en avant mais la métropole de l'après-Kyoto ne se résume pas au bilan carbone.

 

Vous trouvez cette approche trop étroite ?

 

Entendons-nous. Dans cette affaire, nous sommes dans un marché. Tout le monde a bien compris que, derrière la notion de développement durable, il y a un business. On voit que l'approche est très technique. Toutes les recettes, pratiquement, on les connaît : on sait faire du solaire, du recyclage d'eau, de déchets, de l'isolation... Les techniques sont maîtrisées - encore qu'il faille toujours être prudent et se souvenir de précédents comme l'amiante - et elles vont sans doute s'améliorer. Là dessus, je n'ai pas de crainte. Mais ce qui n'est pas maîtrisé, c'est de traiter la ville existante.

 

Ce traitement de l'existant n'appelle pas des réponses techniques ?

 

Il appelle plus que cela. Quand on veut la ville «soutenable», il faut favoriser la mixité urbaine, réduire les temps de transports, reconquérir ce qu'on appelle les «délaissés» urbains, tous ces morceaux de terrains inutilisés dans lesquels on peut construire. Mais là, ce qu'il faut, c'est un accord politique. L'exemple du Grand Paris est effrayant à cet égard. Le secrétaire d'Etat Christian Blanc fait son plan de transports de son côté, sans tenir compte des travaux issus de la consultation des architectes.

 

Autre exemple : quand on dit qu'il faut lutter contre l'étalement urbain, arrêter la marée pavillonnaire qui provoque des déplacements motorisés à l'infini, tout le monde est d'accord. Mais on ne l'arrêtera pas si on n'est pas capable de faire des quartiers plus denses, compacts, mais avec des conditions de vie équivalentes ou meilleures qu'en pavillon.

 

Politiquement, ce n'est pas simple de «vendre» aux habitants une ville plus compacte...

 

Comme on a offert aux gens des conditions d'habitat collectif rebutantes, le pavillon prenait toute sa valeur. Si vous leur dites qu'il ne faut pas vivre en pavillon, vous leur proposez quoi ?

 

Il existe des expériences de maisons groupées, de quartiers compacts à Rennes, Lille, Grenoble, qui sont de qualité...

 

Oui, mais ce n'est pas suffisant. Nous n'avons pas assez de logements sociaux et une partie du parc n'est plus adaptée. Le marché est tendu et plus personne ne bouge. Une ville soutenable est celle où il y a le plus de mouvement possible et où le lieu de résidence n'est pas contraint. Le rapport entre le schéma de transport et l'urbanisation est essentiel. On est dans un monde où l'on dispose de tous les réseaux qu'on veut et on n'arrive pas à traiter le mal vivre. C'est un problème de consensus politique. Nous n'avons même pas réussi à créer des plans locaux d'urbanisme intercommunaux. La frontière des aménagements passe des deux côtés d'une rue !

 

Pourtant, des villes innovent, avec les vélos en libre-service, l'autopartage et, bientôt, les voitures électriques...

 

Le problème, c'est qu'il faut arriver à une combinatoire de toutes ces choses qui peuvent paraître marginales individuellement mais qui prennent sens ensemble. Mais surtout, il faut intégrer la notion de temps, se méfier des solutions trop rapides. Avec la ville, on est quand même sur des cycles longs.

 

 

Par Sibylle Vincendon


 

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