Hier, j’étais aux cotés de Gérard Collomb, maire de Lyon et président du Grand Lyon, et de Bernard Rivalta, président du Sytral, pour donner le symbolique premier coup de pelleteuse et ainsi officialiser le lancement des travaux de prolongement de la ligne de métro qui conduira à Oullins Gare en 2013.
Cette ligne oullinoise partira de l’actuelle station du stade de Gerland : elle sera longue de 1,7 km dont 300 mètres sous le Rhône. A cet endroit, le lit du fleuve est particulièrement profond : 17 mètres, ce qui contraindra le tunnelier à descendre à plus de 25 mètres sous le Rhône. Nous bénéficierons de plus, au niveau de la gare d’un véritable pôle multimodal qui offrira en complément du métro, une gare bus, un parc relais, une connexion avec un TER cadencé, puis plus tard une nouvelle gare construite par le Conseil Régional Rhône Alpes présidé par Jean Jack Queyranne.
L’expérience a montré que l’arrivée d’un moyen de transport en commun moderne, rapide et confortable comme le métro provoque toujours une restructuration dynamique des quartiers
nouvellement desservis. Ainsi participons-nous à créer une agglomération plus solidaire où la ville centre se réconcilie avec sa périphérie. Nous savons que cette réalisation majeure donnera à la
Saulaie les moyens de retrouver son dynamisme et de devenir un haut lieu de développement par le réaménagement de la friche SNCF. Le président du Grand Lyon s’est engagé à construire ici un
projet d’excellence urbaine, tant pour Oullins que pour notre agglomération.
A cette occasion, Gérard Collomb et Bernard Rivalta ont confirmé le lancement des études pour la poursuite du métro jusqu’aux Hôpitaux Lyon Sud. Ainsi Oullins et l’ensemble du Sud Ouest lyonnais seront-ils intégrés au réseau de lignes fortes métro, tramway et trolley en site propre) qui grâce à l’action du Sytral maille l’ensemble de notre agglomération, réinventant une société organisée autour des transports en commun où tout déplacement ne se jugera plus en distances, mais en temps de parcours, et où toutes les communes inscrites dans ce réseau pourront participer pleinement au développement économique, social et culturel de notre métropole en devenir.
Le métro à Oullins, c’est aussi un grand bon en avant dans le domaine du développement durable : avec 20 000 voyageurs par
jour, ce sont 15 000 automobiles de moins par jour sur les routes et dans nos rues et 1,23 million de tonnes de C02 en moins dans notre atmosphère. Ces chiffres parlent d’eux même
et convaincront celles et ceux qui s’interrogent encore sur la nécessité de développer les transports en commun ou sur le choix du métro.
Seul ombre au tableau : L’Etat, qui malgré son discours sur le grenelle de l’environnement, mutile le développement des transports en commun en province et tout particulièrement dans l’agglomération lyonnaise : 35 milliards € budgétés par le gouvernement pour les transports en Ile de France contre 800 millions € pour l’ensemble des villes dans les territoires. La part destinée à notre agglomération est quant à elle réduite à 28 millions € alors que le réseau de transport en commun lyonnais est le second de France. Que dire encore du budget alloué par le gouvernement au métro à Oullins : 5,5 millions €, soit seulement 2,5% du coût du projet ? Une aumône et non une aide à la hauteur des enjeux ! Ce sont alors les collectivités territoriales qui lancent et financent ces grands travaux, soutenant en pleine crise les entreprises et l’emploi. Au moment où le gouvernement et le président de la République se présentent en défenseurs à la fois de l’environnement et de la réforme des collectivités territoriales, il y a pour le moins incohérence entre le discours et les faits. Chacun mesurera ici la part de responsabilité dans le désengagement de l’Etat que messieurs Terrot et Buffet, parlementaires UMP, soutiens inconditionnels de cette politique à Paris, et leur manque de crédibilité, eux qui voudraient assumer la paternité du métro à Oullins. Nous attendons avec impatience leurs interventions au sein des deux assemblées ou dans les ministères ou à l’Elysée si besoin, et jugeront de leur résultat pour l’avenir d’Oullins.

